Entrée des artistes - Voyou, auteur, compositeur

SacemMag #117

« Ce qui m'excite le plus, c'est d'apprendre en créant ».

Photo Voyou, auteur, compositeur - Entrée des artistes - SacemMag #117
© Jade De Brito Lopes

Curieux insatiable et créateur inspiré, Voyou invente une pop solaire et poétique, entre douce nostalgie et exploration musicale sans fin.

S’il est né à Lille il y a 36 ans, c’est à Nantes que Thibaud Vanhooland, alias Voyou, caresse la possibilité de devenir musicien. Au milieu des années 2000, la ville voit émerger le collectif Valérie, dont l’aura dépasse les frontières nantaises. Ses membres s’appellent Minitel Rose, College ou Anoraak. « J’étais à peine majeur, mais on fréquentait les mêmes bars. Quand ils revenaient de tournées à l’étranger, ils nous racontaient les gens qu’ils avaient rencontrés, les groupes connus avec qui ils avaient joué, raconte Voyou. Ils ont été un vrai moteur pour moi. Je me suis dit : c’est donc possible. »

Il fait ses armes comme bassiste (Pégase, Elephanz, Rhum for Pauline) avant d’avancer en solo sous le nom de Voyou avec « Seul sur ton tandem » (2017). Coup d’essai, vrai succès. Depuis, 5 albums et plusieurs EPs nourrissent une discographie où s’affirme une chanson pop chatoyante et poétique. Une écriture qui rappelle la cocasserie douceamère de Pierre Vassiliu ou la tendresse loufoque d’Henri Salvador. Il est ainsi en terrain familier quand il reprend le répertoire du chanteur lors de l’Hyper Weekend Festival – avant de le décliner avec l’album Henri Salvador est un voyou.

Parmi ses nouvelles explorations : un disque instrumental (un deuxième volume est en préparation) et bientôt des musiques de film. Le parcours lumineux de ce génial touche-à-tout a démarré avec le soutien de la Sacem : « Son aide a été précieuse pour m'équiper en matériel et pour être plus indépendant. » Voyou vit son métier dans une perpétuelle forme d'apprentissage.

« J’ai l’impression d’être tout le temps en train d’apprendre. Je pense que le jour où je n’éprouverai plus ce sentiment, ce sera le moment de m’arrêter. C’est ce qui m’excite le plus dans ce métier : comprendre de nouvelles manières de composer ou d’arranger les chansons. Sur chacun de mes disques, j’essaie aussi d’apprivoiser un nouvel instrument de musique. »

L’essentiel tient en une phrase : « Mon rêve ultime, c’est de pouvoir toute ma vie être capable de sortir des albums qui résonnent chez tout le monde. »

 

 

 

Publié le 21 novembre 2025